Une banque à destination du climat, un nouvel outil financier pour l’écologie

Une banque à destination du climat, un nouvel outil financier pour l’écologie

Afin de soutenir les Etats européens dans le financement de politiques volontaristes, 500 personnalités à travers 12 pays s’engagent depuis un an pour la création d’une institution bancaire dédiée au climat.

Malgré la connaissance des conséquences du réchauffement climatique, l’Europe et ses différents Etats prennent bien de trop de temps à agir. Le combat écologique a certes un coût mais cela ne justifie pas le manque d’ambitions et d’actions de pays tel que la France. Sur le sujet, nous retiendrons la démission de Nicolas Hulot et le lot de problèmes auxquels il a été confronté, dont notamment le fond de 200 millions obtenu pour le Plan Hydrogène au lieu des 5 milliards demandés, ou bien des budgets considérablement insuffisants pour l’isolation des bâtiments alors qu’il demandait 7 milliards pour attaquer ce sujet.

Même problème chez nos voisins avec les ministres allemands qui mènent des batailles sur les réseaux sociaux pour le financement de la prochaine loi sur l’efficacité énergétique, ou bien avec les Pays-Bas dont l’Etat a été condamné pour inaction climatique.

Face à ces fatalités, ces 500 personnalités se lèvent pour la création d’une banque pour le climat en avançant que l’argent existe bel et bien, et qu’il est là. Ils évoquent notamment en exemple le cas de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement créée au lendemain de la chute du mur de Berlin ; en précisant qu’aujourd’hui rien ne nous bloque pour créer une banque similaire mais cette fois-ci en faveur de l’écologie.

L’argent est effectivement là, comme le précise Pierre Larrouturou, économiste chez Libération. Il nous rappelle qu’en 2008 la BCE a posé 1000 milliards sur la table pour éviter l’effondrement du système financier, puis 2500 milliards en faveur de la relance de la croissance, alors que d’après lui, seulement 11% des ces fonds sont venu alimenter réellement l’économie.