La société est au bord de la rupture : son dernier espoir est l'entreprise

La situation actuelle de la France n’est rien d’autre qu’un immense capharnaüm, tout le monde se bat contre tout le monde, sur tous les sujets possible, sans vraiment en connaître la raison. Absolument tout y passe, les partenaires sociaux ne s’écoutent pas, le monde politique se divise de tous les côtés, la justice peine à être juste et impartiale, le racisme reprend de la vigueur, et l’imposition est en bonne santé, juste assez pour donner une impression d’activité, les élections européennes annoncent le pire, sans même parler des zones blocages et manifestions s’enchaînant chaque semaines depuis plusieurs mois, etc...

Parmi tout ça, une bonne nouvelle, l’entreprise s’en sort, elle résiste aux différentes attaques et devient un symbole de stabilité. Actuellement, c’est uniquement à cette institution que les français accordent leur confiance, ce qui est loin d’avoir été toujours le cas. D’ailleurs, même le mouvement des Gilets jaunes en fait de même, ayant finalement compris que la baisse du pouvoir d’achat n’est pas liée aux patrons mais à la politique fiscale des dernières années, ainsi qu’une gestion de l’Etat relativement navrante sur cette même période. Un sondage de l’IFOP en atteste, 72% font confiance aux PME, 8% aux partis politiques.

D’ailleurs, de leur côté, les entrepreneurs ont positivement répondu dès les premiers instants de la révolte en demandant à Bercy d’autoriser une prime défiscalisée et sans charges, de manière exceptionnelle, pour cette fin d’année. Ce qui en soi a été un succès car les patrons ont joué le jeu, même si le pouvoir a sensiblement oublié que l’idée de cette prime venait des patrons, en la baptisant Prime Macron.

Ainsi, qu’est-ce qui sera nécessaire pour que le pouvoir actuellement exercé se remette en question, et reconnaisse les limites de ses compétences. Hormis les missions régaliennes du gouvernement, c'est à l’entreprise et à la société civile que l’on doit confier les rênes du changement.

La vraie révolution est là, nous quitterons cette impasse uniquement avec la responsabilité individuelle. Et de ce fait, les premiers reculs du gouvernement devraient se concentrer sur la volonté de ne plus réguler et légiférer sans cesse les entreprises, qui au fond ne souhaite que se développer.

Il ne s'agit plus de rétablir une relation de confiance, il faut avant tout rétablir l'ordre. Puis ensuite on pourra se pencher sur l’inversement de la notion de confiance : que le pouvoir en place fasse confiance à ceux qui forment réellement le socle du pays au lieu de s’en réclamer sans cesse, et surtout sans succès, la propriété.

Les entreprises sont les seules missionnaires du « vivre ensemble », les seuls leviers d'enrichissement personnel, l'emploi. Il faut redonner la capacité d’initiative aux salariés et à ceux qui les dirigent par le biais d’une régulation simple, solide, dans une concurrence nécessaire et équilibrée.

En résumé, il s’agit de redonner au monde civil les missions que l’Etat n’arrive pas à assurer correctement.